Le dommage est une atteinte à un droit matériel ou immatériel. Il existe trois types de dommage réparable : le dommage corporel, le dommage matériel et le dommage moral.
En effet, un préjudice non évoqué ne sera pas indemnisé. Chaque préjudice doit être prouvé soit par des documents médicaux, soit par des attestations ou tout autre moyen de preuve. De plus, afin de pouvoir être réparé, il faut que chaque préjudice soit directement rattachable à l'accident et c'est ce que l'on désigne sous le vocable d'imputabilité des séquelles à l'accident ou encore le lien de causalité.
Dès lors, il est très vivement conseillé de demander au médecin traitant ou au spécialiste qui suit la victime de rédiger des certificats médicaux au fur et à mesure que les pathologies ou désagréments surviennent afin d'éviter toute discussion sur le lien de causalité avec l'accident.
Depuis la loi du 4 mars 2002, qui confirme le droit de chacun de disposer de son corps dans le respect de sa propre dignité, la chirurgie esthétique devient sans conteste la discipline médicale la plus réglementée.
La mise en place de commissions régionales de conciliation et d'indemnisation qui peuvent, dans le cadre de leur mission de conciliation, déléguer leurs compétences à un ou plusieurs médiateurs indépendants ouvre de nouvelles perspectives à la médiation.
Cependant, les procédures à suivre pour que le patient perçoive son indemnisation sont un peu longues et on estime qu'elles deviennent plus courtes. Ainsi, en France, la procédure d'indemnisation devant le fonds prend 10 mois : 6 mois pour l'instruction du dossier et 4 mois pour l'indemnisation elle-même.
En outre, ce qui est sure et certain est que la réparation doit être intégrale et c'est ce que prévoit la loi de 2007 qui introduisait des franchises et des plafonds.
Mais, il reste à mentionner que certaines limites existent, les actes médicaux qui n'ont pas été posés par un médecin agréé ne devraient probablement pas être couverts.