Le test de paternité pendant la grossesse

Il est très fréquent de voir des femmes enceintes doutant de l’identité exacte du père de son enfant. Recourir à un test de paternité permet de dissiper les doutes. Par ailleurs, il est important de noter que ce test peut être pratiqué même durant la grossesse.

Les méthodes à suivre

S’il faut réaliser un test de paternité pendant la grossesse, il existe deux procédures au choix.

La comparaison de sang

Il s’agit d’une simple analyse de sang de la mère. Ce sang est à comparer avec un échantillon d’ADN du père présumé. En effet, le sang de la mère contient l’ADN fœtal libre. Ainsi, il est donc possible de le comparer avec celui du présumé père. Ce test peut être réalisé à partir de la 10ème semaine de grossesse. Les résultats obtenus sont précis et fiables. Ils permettent avec certitude d’instaurer la filiation entre l’enfant et le père.

L’amniocentèse

Ce test peut être effectué à tout moment entre la 14ème et la 20ème semaine de grossesse. Pour réaliser l’analyse, il faut insérer une aiguille dans l’abdomen de la mère afin de retirer du liquide amniotique. Ce liquide contient l’ADN de bébé nécessaire à la réalisation du test de paternité. Cette intervention est réalisée sous anesthésie locale et un ultra-son est utilisé pour guider l’aiguille au bon endroit.
Un test de paternité invasif ou non-invasif permet d’avoir des résultats dans les 8 à 10 jours ouvrés à compter de la réception des échantillons sanguins par un laboratoire.

Les risques pour bébé et pour la maman

Faire un test de paternité pendant la grossesse avec la comparaison de sang est entièrement sans risque pour la mère comme pour le bébé. Même après ce type d’analyse, la grossesse peut se poursuivre en toute sécurité et bébé se développe normalement. L’amniocentèse par contre est un test de paternité invasif. Ce procédé présente quelques risques. En effet, après cette intervention, les risques de fausse couche sont assez importants.